Le Conseil fédéral est favorable à l’organisation en Suisse des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2038. Il reconnaît les opportunités considérables qu’un tel événement international offre au sport et à la société. Lors de sa séance du 14 janvier 2026, il a mis en consultation les grandes lignes de son soutien à cette manifestation sportive majeure. La décision de principe et de planification prévoit une contribution fédérale maximale de 200 millions de francs, sans responsabilité en cas de déficit.
Une grande opportunité pour la Suisse
Le Conseil fédéral est favorable au projet et voit les grandes opportunités qu’un tel événement international offre à la Suisse, notamment pour le développement du sport, les innovations techniques, la promotion de la cohésion sociale, la création de valeurs pour le tourisme à long terme et l’image positive de la Suisse. Le Conseil fédéral s’est donc prononcé en faveur d’un soutien en septembre 2024. Il a maintenant mis en consultation une proposition de participation financière de la Confédération.
Pour la première fois, un pays entier comme hôte – financement largement privé
Le projet prévoit que la Suisse devienne le premier « pays hôte » de l’histoire du mouvement olympique. En effet, les Jeux ne se dérouleront pas dans une seule ville ou région, mais de manière décentralisée, dans les quatre régions linguistiques. Aucune nouvelle construction ne sera réalisée, mais les infrastructures existantes seront utilisées et rénovées si nécessaire. Le concept d’hébergement reposera exclusivement sur les infrastructures existantes.
Les JO d’hiver 2038 seront principalement financés par des fonds privés. Les recettes proviendront du sponsoring, du merchandising, de la vente de billets et d’une contribution du CIO. L’association estime le coût total à environ 2,2 milliards de francs. Dans sa demande de soutien, l’association sollicite une contribution financière de la Confédération à hauteur de 190 millions de francs pour les frais de planification et de mise en œuvre. Ce montant se compose comme suit : 60 millions de francs serviront à cofinancer les Jeux paralympiques d’hiver ; 50 millions de francs permettront de réduire le coût des transports publics pour les spectateurs ; les 80 millions de francs restants sont destinés à cofinancer les dépenses liées à la mise à disposition des sites de compétition dans toute la Suisse.
Contribution fédérale : 200 millions de francs – aucune responsabilité en cas de déficit
Le Conseil fédéral prévoit un montant maximal de 200 millions de francs dans la décision de principe et de planification. Ce montant comprend également 10 millions de francs destinés à cofinancer les dépenses éventuelles de l’association qui ne sont pas encore prévisibles à l’heure actuelle. Cette contribution financière ne comprend pas les tâches de sécurité que la Confédération assumera dans le cadre de ses compétences habituelles, c’est-à-dire les coûts d’une éventuelle intervention de l’armée ou d’une intervention commune de la protection civile, ni les prestations de l’Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières (OFDF), de l’Office fédéral de la police (fedpol), du Service de renseignement de la Confédération (SRC) et de l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP). La responsabilité principale en matière de sécurité incombe aux cantons.
La décision de principe et de planification stipule en outre que la Confédération n’assumera aucune responsabilité pour d’éventuels déficits résultant de la mise en œuvre des JO d’hiver 2038. L’association prévoit une garantie de déficit financée par des fonds privés à hauteur de 200 millions de francs.
Actuellement le Conseil fédéral ne qualifie pas « d’importance majeure » la décision de principe et de planification, ce qui signifie qu’elle n’est pas soumise au référendum facultatif. L’engagement financier attendu de la Confédération est nettement inférieur à celui des candidatures précédentes. En outre, les risques liés au concept d’organisation et de financement semblent maîtrisables pour la Confédération. Il faut également tenir compte du fait qu’en raison du concept décentralisé, les parlements et, le cas échéant, la population de certains sites et cantons d’accueil auront la possibilité de s’exprimer sur le projet.
La consultation est ouverte jusqu’au 14 mars 2026. Le calendrier prévoit que le Conseil fédéral adopte en juin 2026 le message à l’intention du Parlement.
source : https://www.news.admin.ch/fr/newnsb/LYIvuINaw6txEQXSOCFC5
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