L’inquiétude sur le climat.

Article inspiré par le communiqué de presse du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), selon le rapport du GIEC du 08/08/19 :

https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2019/08/2019-PRESS-IPCC-50th-IPCC-Session_fr.pdf

Ainsi que de l’article de Libération du 8/08/19 :

https://www.liberation.fr/planete/2019/08/08/ce-qu-il-faut-retenir-du-dernier-rapport-du-giec-sur-les-sols-de-la-planete_1744256?xtor=rss-450

D’après le site du gouvernement :

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/comprendre-giec :

« Le GIEC a pour mandat d’évaluer, sans parti pris et de manière méthodique et objective, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible en rapport avec la question du changement du climat. Ces informations sont synthétisées à partir des recherches ou études effectuées par des scientifiques, des experts ou des organismes du monde entier et publiées dans des revues scientifiques. »

Genève, semaine du 2 au 8 août 2019 : déroulement d’une réunion des délégations de 195 États membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution sur le climat.

Une soixantaine de Scientifiques du monde entier ont pu approuver la mise en ligne de 65 pages sur l’évolution du climat.

Le changement climatique, Les êtres humains et leurs activités sur terre, sont une pression pour les terres émergées, qui sont une ressource fondamentale.

L’examen fait par le GIEC, se concentre dans le monde entier ; leur rapport montre que nous sommes dans l’obligation de réduire les émissions à effet de serre (dans tous les secteurs) afin de maintenir le réchauffement mondial en dessous de 2° C, voir 2.5°C, qui représente un seuil critique de non-retour.

Les risques liés à la fonte pergélisol (sol gelé) et les instabilités du système alimentaire pourraient être encore plus élevé si le réchauffement climatique atteint 2°C.

Les terres se réchauffent deux fois plus vite que la moyenne mondiale, que le globe. À l’heure actuelle, la planète s’est réchauffée de 0.87° (comparaison des périodes 1850-1900 aux périodes 2006-2015).

La bioénergie : Définition tiré de  https://www.la-biomasse.com/bioenergie.html:

« C’est l’énergie renouvelable extraite à partir de matériaux issus de sources biologiques ou biomasse. La biomasse est toute matière organique qui a stocké la lumière du soleil (par photosynthèse) sous la forme d’énergie chimique. Utilisée en tant que carburant, il peut s’agir de bois, déchets de bois, paille, fumier…»

La bioénergie est gérée par les humains, tout comme les terres.

Le sol avec ses terres émergées, est une ressource essentielle et devrait être gérée afin de pouvoir faire face aux changements climatiques. Le risque d’érosion des sols, se fera plus facilement à l’avenir, il sera donc encore moins productif à cause des changements climatiques.

La gestion durable du sol est donc nécessaire, car plus celui-ci est abimé, moins il y aura de production et pourtant, cette tendance pourrait être inversée.

Il faut savoir que ¼ des terres sont dégradées par les humains. ¾ des sols émergés subissent des exploitations et l’autre quart est non productif donc considéré comme inexploitable, c’est donc ce quart que l’humain n’a pas « touché ».

La sécurité alimentaire est aussi touchée par le changement climatique, en dysfonctionnant ses 4 piliers :

« La disponibilité (rendement et production), l’accès (prix et capacité d’obtenir de la nourriture), l’utilisation (nutrition et possibilité de cuisiner) et la stabilité (irrégularité de la disponibilité). »

1/3 de la nourriture produite est gaspillée, avec des raisons différentes selon les pays, régions… (Développés ou non…)

→ Des options sont donc possibles pour faire face à la dégradation des sols et pour prévenir des nouveaux changements climatiques :

L’amélioration des sols, la sécurité alimentaire, l’élimination de la faim pourrait être possible avec une action coordonnée.

Natalie de Noblet-Ducoutré (Doctorat de l’UPMC de Paris VI, HDR, directrice de recherche au CEA, où elle a la responsabilité d’une équipe des sciences du climat et de l’environnement) a dit « «Le reboisement permet d’absorber plus de dioxyde de carbone, restaure les sols, favorise le développement de la biodiversité, réduit localement les températures grâce au phénomène d’évapotranspiration et diminue l’amplitude des événements extrêmes, Si on va plus loin en misant sur l’agroforesterie (définition ci-dessous), cela bénéficie aussi à la sécurité alimentaire.»

L’agroforesterie est un mode d’exploitation associant les arbres, les cultures et l’élevage.

La destruction des forets, des arbres en général, marais… favorise l’affaiblissement des sols, et c’est donc le stockage du carbone, qui est affecté.

La bioénergie et la production des terres doivent être gérées avec l’adoption de système politique adapté aux besoins locaux, afin de limiter, de protéger à la fois nos besoins alimentaires, la biodiversité et la durabilité des sols.

Le système alimentaire pourrait être amélioré avec une modification des régimes alimentaire ou une diversification des cultures, en corrélation avec une gestion durable des sols, afin de mieux s’adapter aux changements climatiques.

L’accroissement des revenus, la réduction des inégalités avec un accès égal pour tous pour la nourriture (avec partage des ressources selon les régions) pourrait être une solution d’adaptation aux effets néfastes du changement climatique. Cela favorisera une meilleure nutrition pour moins de gaspillage.

Si celui-ci était moins important, avec des aliments nécessitant moins d’utilisation telle que l’eau, il y aurait déjà une diminution des émissions de gaz à effet de serre et améliorerait alors, la sécurité alimentaire.

Le GIEC présente donc un rapport avec des solutions pour un changement agricole, d’alimentation, avec d’autre façon de procéder, afin de réduire au mieux les problèmes liés au changement climatique.

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